Affichage des articles dont le libellé est Science-fiction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Science-fiction. Afficher tous les articles

mardi 14 octobre 2025

La Faucheuse






Titre VO : Scythe

Auteur : Neal Shusterman
Édition : Collection R
Genre : Science-fiction
Pagination : 495 pages
Parution : Février 2017
Prix : 18,90






Résumé : Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

Avis : Après avoir lu beaucoup de très bons avis sur cette saga, j'ai décidé de me lancer des années après tout le monde dans La Faucheuse, qu'en réalité, j'étais impatiente de découvrir. J'ai très bien fait de me lancer parce que j'ai adoré ! Citra et Rowan sont choisis pour devenir apprentis faucheurs. Dans leur monde, l'humanité gouvernée par une IA, le Thunderhead, a atteint l'immortalité. Afin de réguler la population, la Communauté de faucheurs a été créée. Les faucheurs doivent glaner des humains en respectant un certain code d'honneur. La Communauté connaît des dissensions, Citra et Rowan se retrouvent plongés au cœur d'intrigues qui vont les dépasser.

Ce que j'ai adoré dans ce livre, c'est vraiment l'univers qui est très bien construit avec beaucoup de bonnes idées. J'ai bien aimé l'idée d'une intelligence artificielle qui gouverne le monde en toute sécurité et honnêteté. L'idée de l'immortalité aussi est parce qu'elle est crédible. Les humains grâce à la technologie, ont réussi à vaincre la maladie. Avec l'avancée fulgurante de l'IA ces derniers temps, je me dis qu'une telle avancée pourrait bientôt arriver. C'est intéressant de voir une société se construire autour de ces problématiques. Le concept des faucheurs est également très intéressant. C'est une noble profession qui prône de belles valeurs malgré les actes terribles qui sont commis. Les faucheurs tuent pour une noble cause et doivent avoir certaines valeurs. On nous explique l'importance de la compassion, de l'empathie, mais certains ont tendance à l'oublier. Les dérives pour la gloire et le pouvoir sont omniprésentes malgré les belles valeurs mises en avant par les faucheurs. Cela nous montre que la corruption est partout du moment qu'il y a du pouvoir. Toutes ces valeurs nous montrent la différence sur laquelle se fonde un le roman, à savoir, ce qui différencie un faucheur d'un tueur. La différence entre les deux est vraiment importante ! Ce qui nous explique tout cela, ce sont les extraits de journaux des faucheurs. J'ai bien aimé les lire parce qu'ils sont intéressants et immersifs tout en prônant la morale et le bon sens.

Ce livre est centré autour des personnages forts et bien construits. Rowan et Citra évoluent bien. Au départ, nous les voyons un peu faibles, un peu capricieux et au fil du récit, ils gagnent en force et en confiance jusqu'à devenir de vrais battants. Dès le départ, nous sentons que leur relation sera ambiguë et parfois, j'ai trouvé que leur relation était un peu facile. Maître Faraday et Dame Curie sont des personnages que j'ai beaucoup aimés. Ils ont vraiment de belles valeurs et sont là pour empêcher ce monde de couler. Maître Goddart est odieux ! J'ai été outrée par son comportement et celui de sa bande. Certains de leurs agissements m'ont donné la nausée et ils m'ont révolté. C'est d'autant plus ignoble parce que Goddart a une véritable double personnalité. D'un côté, c'est un monstre et l'un des pires méchants que j'ai pu croiser et de l'autre, il est parfois sympa bien qu'il soit calculateur. C'est un personnage très intéressant. J'ai été touché par Maître Volta, il m'a fait de la peine. 

Gros point positif, c'est que j'ai été surprise, ce qui est rare. Même si j'avais quelques doutes sur certains événements. Je suis contente de ce final et j'ai hâte de lire la suite afin de savoir comment va évoluer la communauté. 

Pour conclure, La faucheuse est un très bon livre. J'ai beaucoup aimé l'univers et la complexité de la communauté des faucheurs. J'ai l'impression que ce genre d'univers pourrait totalement être notre avenir. J'ai beaucoup aimé certains personnages comme Rowan ou Citra et j'ai adoré en détester d'autres. La suite promet d'être haut en couleur.


Ma note : 18/20

"Tout le monde est coupable de quelque chose, et tout le monde recèle une part d'innocence qui remonte à l'enfance, quoique ensevelie sous des couches et des couches de vie. Les hommes sont innocents; les hommes sont coupables. Ces deux dispositions sont indéniablement avérées."

"Sans la menace de la souffrance, on ne peut pas connaître la joie véritable. Au mieux, on ressent du plaisir." 

"Mon voeu le plus cher pour l'humanité n'est ni la paix, ni le confort ni la joie. Non. Ce que je nous souhaite, c'est de mourir un peu en nous-mêmes chaque fois que nous assistons à la mort d'un autre. Car seule la douleur causée par l'empathie pourra nous permettre de rester humains. Aucune version de Dieu ne pourra nous venir en aide si jamais nous perdons cette aptitude." 

dimanche 14 septembre 2025

The book of Ivy






Titre VO : The Book of Ivy

Auteur : Amy Engel
Édition : Lumen
Genre : Dystopie, Science-fiction
Pagination : 341 pages
Parution : Mars 2015
Prix : 15






Résumé : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche… Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ?


Avis : C'est avec confiance que je me suis lancée dans The book of Ivy. Je n'avais vu que de très bons avis sur cette duologie alors, j'étais persuadée de l'adorer à mon tour. Est-ce que cela a été le cas ? A la suite d'une guerre nucléaire, le monde s'est effondré. Les survivants se sont organisés en une petite communauté où deux familles se sont disputé le pouvoir. Ivy fait partie du clan perdant. Depuis longtemps, elle sait qu'elle devra se marier à Bishop, le fils du président. Ivy s'est vu confier une mission par son père : tuer Bishop afin de redonner le pouvoir à sa famille.

The book of Ivy est un livre facile à lire avec un style assez simple et un univers facile à prendre en main. L'univers est intéressant, mais il mériterait d'être plus creusé parce qu'on ne sait pas grand chose. Toutefois, nous avons quelques petites informations. J'ai bien aimé découvrir comment les survivants s'en sont sorti après la guerre nucléaire. Malgré tout, j'aurais bien en savoir plus sur la fondation de la ville de Westfall, savoir comment elle a été construite. Dans ce tome, on ne sort pas de la ville et ce qu'il y a de l'autre côté du mur d'enceinte reste très mystérieux alors je suis curieuse de savoir ce qu'il en est vraiment. 

Dans ce livre, l'ambiance n'est pas des plus réjouissantes. La considération de la femme fait froid dans le dos. Les violences conjugales sont banalisées et la femme sert de poule pondeuse pour l'accroissement de la population. Personne ne s'indigne de ces conditions. J'ai eu envie de secouer les habitants de Westfall à plusieurs reprises afin qu'ils ouvrent les yeux. J'ai bien compris la révolte d'Ivy face à tout ce qu'elle doit endurer sans rien pouvoir dire. Malheureusement, sa révolte par rapport à la condition de la femme est vraiment la seule chose de positif chez Ivy. Je n'ai pas du tout accroché avec sa personnalité. J'ai trouvé qu'elle était vraiment très cruche et pas futée pour un sous. Elle protège des personnes qui se fichent d'elle et qui font du mal à ses proches. Je n'ai pas compris pourquoi elle agissait de cette manière, surtout qu'elle en a conscience. J'ai trouvé qu'Ivy a peu de caractère. C'est une vraie girouette, très influençable qui change d'avis comme de chemise. Cela entraîne bien trop de répétitions dans ses pensées, elle se répète les mêmes choses en boucle. Le lecteur a le droit à un enchainement de "je dois le tuer", "mais non je ne peux", "mais si", "mais non". Qu'est-ce que c'était agaçant ! A cause de tout cela, Ivy m'a gâché ma lecture. 

Bishop, l'homme à abattre, est très sympa même si je l'ai trouvé un peu trop énigmatique. Il est prévenant, gentil, à l'écoute... Il a tout du parfait book boyfriend. Le point positif, c'est que la romance entre Ivy et Bishop prend son temps et j'ai apprécié qu'il ne tombe pas directement amoureux alors qu'ils sont censés être ennemis jurés. On ne voit que très peu les autres personnages, ce qui ne m'a pas permis de les apprécier. J'ai détesté Callie et le père d'Ivy, qui sont méchants et égoïstes. 

Pour conclure, The book of Ivy est une petite déception, je n'ai pas réussi à accrocher à l'inverse de la grande majorité des lecteurs. L'univers est intéressant, mais pas assez exploité malgré son potentiel. Ivy est agaçante au possible si bien que je ne l'ai pas supporté. Elle m'a trop exaspérée si bien qu'elle m'a gâché ma lecture. 


Ma note : 15/20 

"On ne peut pas légiférer sur l'amour. L'amour dépasse les graphiques, les diagrammes et les intérêts communs. L'amour, c'est brouillon, c'est compliqué et c'est une erreur de refuser sa magie aléatoire." 

"Mais j'ai  appris à la dure qu'on ne choisit pas la personne qu'on aime. C'est l'amour qui nous choisit, qui se fiche bien de ce qui est pratique, facile ou planifié. L'amour a ses propres projets et tout ce que nous pouvons faire, c'est le laisser agir à sa guise." 


dimanche 25 mai 2025

Phobos






Auteur : Victor Dixen
Édition : Collection R
Genre : Science-fiction
Pagination : 432 pages
Parution : Octobre 2017
Prix : 9,90






Résumé : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Avis : Pendant des années, j'ai énormément entendu parler de Phobos, une saga que tout le monde semblait adorer alors, j'ai voulu moi aussi découvrir ce livre phénomène. Six jeunes femmes et six jeunes hommes sont envoyés dans l'espace à destination de Mars. Ils participent au programme Genesis, une émission de speed-dating qui leur permettra de trouver l'amour et de fonder la première colonie humaine sur la planète rouge. 

J'ai trouvé ce premier tome très introductif. L'univers se met en place doucement, trop doucement. Le rythme est un peu lent et tout met du temps à se déclencher, si bien que quelques fois, je me suis ennuyée. Toutefois, j'ai trouvé l'univers très intéressant et bien exploité. J'ai trouvé que c'était une bonne idée de créer une émission de téléréalité se déroulant dans l'espace. Le concept est original, je n'avais jamais lu ce genre de livre. En plus de cela, j'ai trouvé l'idée crédible parce que ça ne m'étonnerait pas que dans un futur plus ou moins proche, ce genre d'émission voit le jour. Il existe déjà des programmes de téléréalité bien farfelus et avec des programmes comme Space X, ce serait possible. L'univers est réaliste et ça m'a glacé le sang.

Ce livre est écrit par Victor Dixen, un auteur que j'aime beaucoup puisque j'ai lu près d'une dizaine de ses récits. J'aime beaucoup la plume de l'auteur, qui est toujours envoûtante et poétique. Ce n'est pas forcément le genre de style auquel on s'attend dans une lecture de science-fiction, mais j'ai été ravie ! 

Phobos est un livre avec beaucoup de points de vue différents, ce qui a été un peu gênant puisque j'ai eu du mal à accrocher aux personnages. Nous n'avons pas le temps de nous consacrer pleinement à un personnage, un peu comme les téléspectateurs du programme Genesis. Du coup, j'ai eu du mal à cerner les personnages et à m'attacher pleinement à eux. Victor Dixen exploite à fond le concept de l'émission de téléréalité en proposant le point de vue des personnages en lien avec le tournage des rushs de vidéos, avec des points de vue champ et contrechamp. L'un nous présente les moments tournés pour la télévision et l'autre nous permet de voir les coulisses de la réalisation de l'émission. Personnellement, j'ai préféré les points de vue "champ" où nous suivons les candidats de l'émission. Grâce à toute cette mise en scène et ces points de vue, j'ai vraiment été immergée dans le programme. 

Malheureusement, j'ai eu du mal à accrocher aux personnages. Je ne me suis pas attaché à eux, ni à Léonor, notre personnage principal. J'imagine qu'elle va se découvrir au fil des tomes parce qu'elle a un côté farouche qu'il faut apprivoiser. Je n'ai pas grand chose à dire sur les autres personnages parce qu'on les connait très peu également. Celui qui m'a le plus plu est peut-être Marcus. Il est très discret, mais il a réussi à me séduire en une phrase à la fin. En revanche, il y a une belle brochette de méchants. Ils m'ont impressionné parce qu'ils sont vraiment cruels et prêts à tout. Serena m'a fait froid dans le dos. C'est vraiment une grosse psychopathe ! Ses agissements sont vraiment réalistes donc ça fait encore plus peur, je trouve. 

Pour conclure, ce premier tome de Phobos n'est pas un livre qui aura réussi à être réellement à la hauteur de mes grandes attentes. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé, mais j'en attendais trop. Même si j'ai trouvé ce livre très lent à cause de son manque d'actions, j'ai beaucoup aimé l'univers mis en place par Victor Dixen. L'idée d'une téléréalité spatiale, se déroulant sur Mars est vraiment intéressante. J'ai beaucoup aimé ce concept. Ce qui est dommage, c'est qu'à cause des multiples points de vue, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, car nous en savons trop peu sur eux. Au final, ce sont les méchants qui ont le plus de potentiel. Bien que je ne sois pas totalement convaincue, je pense lire la suite, car la fin de ce premier opus est vraiment explosive. En plus, beaucoup de questions restent sans réponse. Que va-t-il se passer pour les astronautes ? 


Ma note : 15/20 

"Les vieux sont des jeunes pour qui tout a été trop vite."

"Rêve comme si tu vivais pour toujours
Vis comme si tu allais mourir aujourd'hui."

lundi 20 mai 2024

Bouche Cousue







Auteur : Maëlle Poe
Édition : Le livre de poche
Genre : Dystopie, Science-fiction
Pagination : 461 pages
Parution : Janvier 2024
Prix : 7,90







Résumé : Là d'où je viens, les filles sont arrachées à leur famille le jour de leur dix ans pour les préparer à leur futur métier. Comme pour chacune d’entre elles, on a choisi mon destin à ma place. Dans quelques heures, je deviendrai la confidente de la famille royale. Et dans ce monde où l'écriture est bannie et où les ragots se propagent telle une épidémie, je suis le réceptacle à secrets idéal. Car je suis muette. Du moins c'est ce qu'ils pensent tous…

Avis : Bouche Cousue est un livre qui m'a intrigué grâce à sa couverture. Je m'attendais à une fantasy royale, mais il n'en est rien. Je remercie les éditions Hachette Romans de m'avoir envoyé cette dystopie. Le jour de leurs 10 ans, Sofia et sa sœur jumelle sont arrachées à leurs parents pour servir l'Institution jusqu'à leurs 40 ans. Sofia a promis a sa mère de devenir une muette et de ne plus jamais parler. Sofia n'aura alors qu'une idée en tête, son silence sera une arme qui fera tomber l'Institution et sauvera sa sœur. 

Grâce à ce livre, je peux renouer avec la dystopie et j'en suis ravie, car cela faisant quelques années que je n'avais pas eu l'occasion d'en lire une. Rien que pour ça, je suis contente de m'être lancée. En plus de cela, l'univers est sympa. C'est un univers post-apocalyptique, puisque les humains se sont entretués, 200 ans auparavant à cause des Extras, un peuple venu des confins de la galaxie pour demander l'asile aux Terriens. Les survivants se sont entassés dans une immense tour, divisée en plusieurs étages où les habitants sont regroupés par castes. Au fil de la lecture, nous voyons bien qu'une partie de la population est opprimée et a une vie très difficile. Ils manquent de nourriture, n'ont pas accès à la lumière du Soleil. Ils vivent dans la misère. Tout cela est la base de la dystopie. 

Ce qui apporte une touche d'originalité dans ce livre, c'est la présence des extraterrestres. Je n'avais jamais lu de livres avec des extraterrestres donc, je suis contente d'avoir pu lire ce livre pour enfin découvrir ces êtres venus d'ailleurs. Ce qui est dommage, c'est que les Extras sont l'incarnation de la perfection. Ils ont un physique parfaits, sont beaux comme des dieux, etc... C'était parfois trop ! 

La première partie est très dystopique et je l'ai beaucoup aimé parce qu'elle est pleine de suspense. En revanche, la deuxième partie m'a moins plu parce que l'univers est mis de côté au profit du développement de la romance. Cela entraîne pas mal de répétitions qui alourdissent le récit. En revanche, la fin remonte le niveau même si elle m'a brisé le cœur.

L'héroïne de ce livre se nomme Sofia. J'ai pris plaisir à la suivre même si j'ai trouvé qu'elle gagne bien trop vite en confiance. Elle est un peu perdue, et très vite, elle devient leader d'une révolution. Il n'y a pas réellement de transition. En revanche, j'ai beaucoup aimé la relation fusionnelle qu'elle entretient avec sa sœur. Simaé est le prince Extra et le love interest de cette histoire. Il a un grand cœur et est prêt à tout pour son peuple. J'ai trouvé que son sens du sacrifice était parfois un peu trop grand. Il est prêt à sacrifier sa vie pour Sofia et cela, dès leur première rencontre. Pour moi, cela était un peu trop. Toutefois, ce qui est bien, c'est qu'à travers Simaé, nous découvrons le peuple Extra et ses coutumes. Ils sont très différents de nous. Ils ont des pouvoirs psychiques, s'aiment d'une manière plus émotionnelle et ont une vie bien plus longue que la nôtre. J'ai bien aimé découvrir ce peuple, même si j'aurais aimé avoir encore plus d'informations. L'antagoniste de ce livre est la Tsaritsa, la dirigeante de cette tour. Elle est tout simplement ignoble ! D'une cruauté sans nom, et mégalomane, elle n'a aucune limite. Certaines scènes m'ont fait froid dans le dos. Malgré tout, sa fille Manya, est une enfant adorable, qui a su me toucher grâce à son grand cœur.

Pour conclure, Bouche Cousue m'aura fait renouer avec la dystopie et découvrir un livre avec des extraterrestres. Je suis contente d'avoir pu découvrir un tel univers. L'univers est génial, c'est dommage que la romance finisse par prendre le pas sur l'intrigue. 


Ma note : 17/20

"La variété est un cadeau de la nature maintenant que je sais qu'elle existe. Même si nous devrions tous vivre sur un même pied d'égalité, il est important aujourd'hui, plus que tout, de posséder une histoire propre, un monde à nous, des caractéristiques particulières. La richesse d'un monde ne se mesure finalement à rien d'autre qu'à ça : sa diversité. La diversité des peuples, de la flore, de la faune. La diversité des choix qui s'offrent à nous, des avis qu'il nous est permis d'émettre, des décisions que nous avons le droit de prendre." Sofia

"La grandeur d'une personne ne se mesure pas à sa taille, Sofia. Et par bien des égards, je t'envie. Ne te sens pas minuscule. Tu es juste toi et je suis juste moi." Soki

  

dimanche 16 avril 2023

Onyeka et l'Académie du Soleil




Titre VO : Onyeka and the Academy of the sun

Auteur : Tolà Okogwu
Édition : Hachette Romans
Genre : Jeunesse, science-fiction
Pagination : 322 pages
Parution : Janvier 2023
Prix : 17,90






Résumé : Onyeka possède une chevelure si impressionnante que les passants se retournent sur elle dans la rue. La jeune fille, qui a toujours souffert de toute cette attention, découvre un jour qu'elle possède un super-pouvoir qui s'exprime par ses cheveux. Lorsqu’elle l’apprend, sa mère décide de l’envoyer à l’Académie du Soleil, au Nigéria, afin que sa fille apprenne à gérer ses nouveaux pouvoirs. Sur place, Onyeka et d’autres jeunes comme elle devront faire face à une bataille épique…

Avis : Quand j'ai lu le résumé d'Onyeka et l'Académie du Soleil pour la première fois, j'ai tout de suite pensé aux super-héros Marvel. Etant fan de cette franchise, j'ai demandé aux éditions Hachette Romans de m'envoyer un exemplaire et je les remercie pour l'envoi. Onyeka a toujours été victime de moqueries à cause de ses cheveux spectaculaires. Un jour, elle découvre que ses cheveux sont magiques. Dès lors, elle retourne dans son Nigéria natal afin d'intégrer l'Académie du Soleil, une école qui lui permettra d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs. 

Ce livre se passe en grande majorité au Nigéria. J'ai apprécié que l'histoire se passe dans ce pays car je lis rarement des livres se déroulant en Afrique. L'histoire se déroule dans un Nigéria futuriste et à la pointe de la technologie. Je trouve que c'est bien de valoriser un pays africain et de le rendre en avance sur son époque. Franchement, j'ai eu envie d'aller au Nigéria et de découvrir ce pays parce que les descriptions m'ont fait rêver. 

Comme je vous le disais, ce livre a des vibes à la Avengers avec des personnages qui ont des pouvoirs hors du commun avec par exemple des pouvoirs psychiques ou encore, des capacités physiques hors normes. J'ai adoré ce côté là de l'histoire car je ne lis pas souvent des histoires de ce type. Onyeka va apprendre à maîtriser ses pouvoirs à l'Académie du Soleil qui fait office d'école de super héros à la pointe de la technologie. J'ai bien aimé cette école où se mêlent univers futuriste et ambiance africaine. C'est une école où il fait bon vivre et où j'aurais aimé me rendre. 

Onyeka est une adolescente de 13 ans qui vit une période de transition dans sa vie. Je trouve que c'est une héroïne qui permettra à bon nombre de jeunes filles de s'identifier à elle. En effet, Onyeka fait preuve de résilience et de combattivité. Ses origines nigérianes font d'elle une héroïne à laquelle peuvent s'identifier certaines adolescentes ne se retrouvant pas dans le portrait d'héroïnes d'origine européenne par exemple. Onyeka a des amis sympathiques qui sont près à tout pour la soutenir. A travers ses personnages, ce livre prône de belles valeurs telles que l'entraide, le courage, la force ou l'acceptation de soi. Onyeka est un livre qui montre comment une ado mal dans sa peau arrive à s'accepter malgré ses différences et comment elle en ressort plus forte. 

Pour conclure, Onyeka et l'Académie du Soleil est un livre que j'ai pris plaisir à découvrir. Grâce à ma lecture, j'ai pu voyager au Nigéria, un pays que je n'avais pas encore rencontré lors de mes lectures. L'Académie du Soleil est un lieu où j'aurais aimé étudier. Ce que j'ai le plus aimé, ce sont les vibes à la Avengers qui ponctuent ce livre. Onyeka est une héroïne intéressante qui permettra à des adolescentes de s'identifier à elle et qui transmet de jolies valeurs. Ce qui est dommage, c'est que la fin est prévisible. Je l'avais devinée presque dès le début. 


Ma note : 16/20

"Depuis le début, je pensais que le seul moyen de trouver la famille que j'attendais depuis si longtemps consistait à réunir mes parents. Mais là, je suis entourée de personnes qui m'aiment et m'acceptent exactement comme je suis. C'est ce qui compte, au fond. C'est ça, une famille, et c'est de là que provient le vrai pouvoir."

vendredi 17 mars 2023

Clones de la nation, tome 2 : Je suis Marie






Auteur : Maïwenn Alix
Édition : Naos
Genre : Science-fiction
Pagination : 279 pages
Parution : Mars 2023
Prix : 20








Résumé : Marie, après avoir découvert qu'elle était la copie illégale de Marie Curie, est parvenue à rejoindre les clones britanniques en fuite. Elle a aidé Judith, son double, à prendre sa revanche sur son gouvernement et à compromettre le futur du clonage en Angleterre. Mais cette vengeance a eu un prix : le père de Marie a été livré aux autorités américaines. Accusé de clonage illégal, il risque la prison à perpétuité. Pour Marie commence une course contre la montre à travers le continent nord-américain, en quête des preuves qui lui permettront de l'innocenter. La piste qu'elle remonte est semée d'embûches : une clinique de fertilité engloutie par les eaux, d'anciens employés morts ou disparus, des montages financier opaques et complexes... Et si Marie, en cherchant ses origines, mettait au jour une monstrueuse machination autour de l'amélioration de l'espèce humaine ?

Avis : L'année dernière, j'ai lu Marie #3, le premier tome de la duologie Clones de la nation de Maïwenn Alix. J'avais tellement adoré ce livre que les éditions Mnémos m'ont proposé de découvrir ce second tome. C'est donc avec impatience que je me suis lancée dans cette suite. Le père de Marie est emprisonné pour clonage illégal en Floride. Aidée de Louis, Pete, Judith et de sa meilleure amie Samira, Marie va tout faire pour sauver son père quitte à courir de grands dangers. 

Je suis Marie est une très bonne suite de saga. Ce tome est plus dynamique et je l'ai même trouvé meilleur que le tome 1. C'est dire parce que j'avais déjà adoré le premier volet. A travers Clones de la nation, Maïwenn Alix nous raconte une histoire qui fait froid dans le dos tant elle est criante de réalisme. L'histoire se déroule en 2045 donc dans un futur proche mais, le monde qui est dépeint dans les pages de ce livre est assez différent du notre. Ici, il y a des clones d'illustres scientifiques comme Marie Curie. Ces clones qui sont des enfants et des adolescents sont élevés afin de développer leurs capacités intellectuelles. Ils sont exploités sans vergogne par des gouvernements peu scrupuleux. Ils sont également la figure de proue d'un nouveau monde où ils font figure d'élite intellectuelle choisie pour un nouveau monde. Ce livre est réaliste aussi parce qu'il aborde une éventuelle guerre nucléaire. Dans le contexte actuel, cette idée fait quand même un peu peur. Autre approche qui fait peur, c'est le réchauffement climatique. Dans ce livre, il fait ravages avec une température moyenne élevée et des villes déjà sous l'eau comme par exemple en Floride ou dans le sud de la France. A travers ce livre de science-fiction, l'autrice fait réfléchir ses lecteurs sur l'avenir de notre monde. Attention spoiler (je trouve glaçante l'idée qu'un milliardaire mégalo puisse décider du sort de l'humanité. Quand je vois Elon Musk, je me dis que ça peut arriver). 

En ce qui concerne les personnages, j'ai trouvé que Marie est une fille qui a de la ressource. C'est une vraie battante, déterminée. Elle ne lâche rien et même si elle a de gros soucis, elles ne fait pas passer ses problèmes avant l'intérêt général. J'ai trouvé qu'elle avait une belle relation avec sa meilleure amie Samira. C'est une amitié puissante et indéfectible. Dans le premier tome, Pete est un personnage que je n'ai pas beaucoup vu. J'ai pris plaisir à le découvrir dans ce tome et à le voir évoluer. Au contraire, dans le premier opus, j'avais beaucoup aimé Judith, l'autre clone de Marie Curie. Ici, je l'ai trouvé agaçante voire méchante et égoïste. 

Pour conclure, Je suis Marie est une suite à la hauteur de mes attentes. J'ai adoré cette histoire futuriste mais pourtant criante de réalisme. Marie est un personnage que j'ai aimé suivre au fil de ses aventures. C'est un personnage qui me marquera quelques temps. Ce tome a une fin incroyable bien qu'un peu triste. Il conclut magnifiquement cette duologie qui mériterait d'être plus connue.


Ma note 19/20


A lire dans le même univers


jeudi 15 septembre 2022

Clones de la nation, tome 1 : Marie #3







Auteur : Maïwenn Alix
Édition : Naos
Genre : Science-fiction
Pagination : 301 pages
Parution : Mai 2022
Prix : 20







Résumé : 2045. Le monde suffoque sous la chaleur, les IA contrôlent votre taux d’alcoolémie avant de vous servir dans les bars et les clones font partie de programmes nationaux pour recréer des personnages historiques célèbres. Après la fuite de trois clones historiques du programme britannique, Marie apprend brutalement qu’elle est un clone de Marie Curie. Son père est alors accusé de clonage illégal et emprisonné. Afin de l’innocenter, Marie s’enfuit à l’aide de son double. Poursuivie sans relâche par les services secrets britanniques, elle découvre la terrible réalité de l’élevage des clones en Grande-Bretagne. Un dilemme va alors se poser à Marie : accepter de rejoindre leurs rangs en échange de la libération de son père, ou se dresser contre ce système d’exploitation, quitte à sacrifier sa famille.

Avis : Je n'avais pas entendu parler de Clones de la nation ni de sa sortie jusqu'à ce que les éditions Mnémos me proposent de le recevoir en service presse. C'est donc intriguée que je me suis lancée dans cette lecture. Nous sommes en 2045 et le monde va mal. Le réchauffement climatique est intense, les IA font parties du quotidien tout comme les clones de célèbres scientifiques0 Marie apprend par hasard qu'elle est un clone illégal de Marie Curie. Si elle veut garder sa liberté et sauver son père, elle va devoir fuir et découvrir ce qu'il se passe. 

Clones de la nation est un livre futuriste qui met en avant un monde qui pourrait être le nôtre tant il est réaliste. Ce livre se déroule en 2045 donc pas trop loin de l'époque actuelle. Après de gros épisodes de canicules, une partie du monde est à sec et les réfugiés climatiques sont des milliers. J'ai lu ce livre en pleine canicule et je peux vous dire que c'est effrayant surtout que l'histoire se déroule en partie en France. L'intelligence artificielle contrôle beaucoup de choses si bien qu'il y a plus de chômage et certaines personnes tentent de vaincre la mort en créant des clones. On ne va pas se mentir, tout ce que présente l'autrice risque fort d'arriver à l'avenir. Même si certains points peuvent faire peur, j'ai bien aimé que cet univers futuriste soit tout de même réaliste. Sans compter que cette histoire de clones est tout de même très intrigante. Le fait que des scientifiques ayant marqués l'histoire puissent renaitre est une bonne idée. J'ai bien aimé voir revivre une partie de Marie Curie. Les clones ne sont pas vus comme des êtres vivants, mais comme des objets ayant une grosse valeur marchande, ce qui m'a fait de la peine. Ces clones permettent de mettre en avant le paradoxe de notre société où certains sont près à tout pour qu'une partie d'eux puisse rester en vie. C'est un sujet intéressant qui mérite réflexion. Ce qui est dommage, c'est que j'aurais bien aimé en savoir plus sur le programme Clones de la nation et sur l'Académie de Campbell Town. 

J'ai trouvé les personnages attachants et bien construits. J'ai bien aimé Marie, l'héroïne dont la vie se trouve chamboulée suite à de grosses révélations pour elle. Malgré tout, elle continue à se battre et à aller de l'avant. Sam est une amie en or. Elle est prête à tout pour aider Marie à se sortir du pétrin. Danielle et Judith m'ont touchée à cause de leur souffrance profonde. Tous ces personnages, s'opposent à des méchants crédibles qui n'ont pas perdu ce qui fait d'eux des êtres humains. Cela les rend plus sournois. 

Pour conclure, Clones de la nation est une très belle découverte ! Je ne m'attendais pas autant aimer. Le monde créé par Maïwenn Alix est criant de réalisme si bien que parfois s'en est un peu effrayant. Le programme Clones de la nation promet une intrigue originale avec beaucoup d'actions. Les personnages sont attachants et bien construits. J'aurais juste aimé en savoir plus sur les bases de l'univers mais j'imagine que j'en apprendrai plus dans le second tome de la duologie.   


Ma note : 18/20

"Surtout, je ne suis pas née à une époque et dans un pays où le fait de posséder une paire d'ovaires fait de vous un être humain qui n'a pas le droit d'étudier, voter ou travailler." Marie

A lire dans le même univers

dimanche 31 octobre 2021

900, l'intégrale


 



Auteur : Maëlle Poe
Édition : Hachette Roman
Genre : Science-fiction
Pagination : 586 pages
Parution : Septembre 2021
Prix : 18






Résumé : En 2020, une épidémie a ravagé le monde. Des hommes sont morts, des villes ont été détruites. Seuls mille nouveau-nés ont pu être sauvés. Cinq cents garçons et cinq cents filles, qui ont été élevés dans des orphelinats séparés. 900 est l'une de ces filles. Elle appartient à la génération réparatrice, celle qui créera le monde de demain. Un monde où les discriminations n'existent pas. Elle est le numéro 900 parmi ces mille enfants et pendant dix-sept ans, elle n'a vécu qu'avec des femmes. Dans un mois, les mille quitteront leurs orphelinats. Une nouvelle vie débutera. Avant de partir, il leur faut toutefois apprendre la vérité. Ils ne sont pas seuls.

Avis : Tout d'abord, je tenais à remercier les éditions Hachette Roman pour l'envoi de ce livre. 900 est une trilogie d'abord publiée en ebook, qui vient de sortir en version intégrale et en papier. En 2020, une pandémie frappe le monde entier. Seul 1000 bébés ont été sauvés afin de relancer la population. Le jour de leurs 17 ans, les 1000 ados élevés dans un orphelinat, vont être réinséré dans le monde. Tout ne se passera pas comme prévu puisque le monde qu'ils vont découvrir réserve bien des surprises.

Le premier tome est très introductif. Il ne se passe pas grand chose, mais il permet à l'univers de bien se poser. Malgré tout, à la fin, il y a quelques retournements qui donnent envie de lire la suite. C'est dans ce premier tome que j'ai découvert le style de l'autrice. J'ai trouvé que certaines phrases avaient une tournure étrange, ce qui m'a laissé perplexe. Est-ce à cause d'un problème de relecture ? Je ne sais pas trop. Ce qui m'a posé le plus de problème, ce sont les répétitions. L'autrice fait sans cesse répéter ou dire la même chose à ses personnages. Toutes les pages ou presque, les personnages répètent la même chose, ce qui est lourd. Au final, c'est agaçant de lire à tout bout de champ les mêmes pensées. Malgré cela, d'un côté le style d'écriture est parfois sympa, principalement parce que l'autrice arrive à transmette beaucoup d'émotions à ses lecteurs.

A partir du deuxième tome, la trame change puisqu'une alternance de points de vue se met en place. Dans le premier tome, nous avons uniquement le point de vue de 900, l'héroïne du livre. A partir du second opus se rajoute celui d'Ugo. J'ai bien aimé ce changement puisqu'il dynamise le récit. Dans le second tome, nous découvrons plus amplement l'univers. J'ai été également surprise parce que ce livre est bien plus qu'une histoire de pandémie. L'univers se révèle être original. Je ne m'attendais pas à un tel revirement de situation. Je n'en dirais pas plus afin de ne pas vous gâcher la surprise. 

Les personnages quant à eux sont attachants et en plus, ils évoluent beaucoup au fil de l'histoire. J'ai beaucoup aimé 900, 899, Ugo, Camélia, David et Simon. Ils sont attachants et ont noué une relation très forte. C'est vraiment beau de les voir évoluer tous ensemble, surtout qu'ils sont tous sympas. 900 est une héroïne qui se révèle courageuse et pleine de bonté alors qu'au départ, elle était très réservée. Au fil des pages, 900 devient une meneuse insoupçonnée. Ugo, Camélia, David et Simon sont des personnages torturés que j'ai bien aimé. Ugo, l'autre personnage dont nous avons le point de vue est sympathique. J'ai bien aimé le suivre. Ce qui est dommage, c'est que la romance tombe un peu comme un cheveux sur la soupe. Je n'ai pas trop compris comment elle arrive, si bien qu'au départ, elle n'a pas trop de sens. Dans sa saga, Maëlle Poe arrive à mettre en place un vrai méchant, ce qui rend plus crédible l'univers. Je ne peux pas citer son nom sans vous spoiler, mais sachez qu'il est ignoble, égoïste, dépourvu de compassion et fou. Il a tout du serial killer. Ce qui est dommage, c'est qu'il commet des actes monstrueux sans qu'on sache réellement le but de ses agissements. L'autrice donne un début de réponse sans aller au bout de sa pensée. 

Pour conclure, 900 est une trilogie dystopique intéressante, avec un univers qui se développe au fur et à mesure, se révélant plus travaillé et original que prévu. Les personnages sont attachants et évoluent beaucoup au fil de l'histoire. J'ai bien aimé suivre les aventures de nos héros. Ce qui est dommage, c'est que les tournures de phrase sont parfois bancales, sans oublier les trop nombreuses répétitions dans le texte. En tout cas, la fin rattrape le côté poussif du début. Les trente dernières pages sont remplies d'émotions. Mon coeur s'est brisé face à toute cette horreur. J'ai pleuré, versé des torrents de larmes, ce qui a permis de remonter mon impression générale sur ce livre. 


Ma note : 16/20 


"Finalement, peut-être est-ce ça, la folie ? L'absence d'émotions." 900

"Sans doute que ce qui fait la quiétude et la sérénité d'une nuit ce n'est pas un lit, quatre murs et un toit, mais bien des amis qui nous comprennent, qui nous entourent et nous protègent de par leur présence." 900

vendredi 22 octobre 2021

Bilan de saga #5 : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous


Hello, 

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour le cinquième numéro de notre série d'articles : Bilan de saga. Quand j'ai terminé une saga et publié toutes mes chroniques, je vous proposerai un petit bilan regroupant mes impressions sur la saga. Ce bilan sera découpé en trois parties. La première fera un bref résumé de l'histoire et mentionnera mes notes pour chaque tome. La deuxième partie présentera mon avis global pour la saga. La troisième partie sera composée de différents classements. Alors je sais que présenté comme ça, mon bilan ne fait pas très fun et très scolaire. Je vous rassure, nous sommes loin des dissertations ! 

Attention : risque de spoilers si vous ne connaissez pas la saga


Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Nathalie Stragier
3 tomes 
Publication : 2016 à 2017


Pour commencer, un petit récapitulatif afin de se remettre dans l'univers...


Andréa est une ado de 2020, tout ce qu'il y a de plus normale. Un jour, une fille bizarre arrive dans son lycée. Pénélope est une voyageuse temporelle et vient du futur. A son époque, il n'y a plus d'hommes. Ils sont tous morts dans une pandémie qui a débuté en 2020... Pénélope qui n'apprécie pas les hommes et qui découvre un monde qui lui est totalement étranger va contre toute attente, aider Andréa à sauver les hommes du monde. 

Ma note : 18/20


Après leurs aventures, Pénélope est retournée à son époque, mais elle ne se sent plus vraiment à sa place là-bas. Elle va alors réaliser l'interdit et tenter un ultime voyage temporel afin de retrouver sa meilleure amie Andréa et surtout, Pierrick, l'homme dont elle est tombée amoureuse. Mais tout ne se passe pas comme prévu... Andréa et Pénélope vont encore une fois avoir le destin de l'humanité entre leurs mains. 


 Ma note : 17/20


Depuis que Pierrick a disparu, Andréa n'a pas d'autre choix. Si elle veut retrouver son frère, elle va devoir apprendre à voyager dans le temps et se rendre dans le futur à l'époque de Pénélope. Il faut qu'elle retrouve son frère avant qu'il ne se fasse repérer dans une époque très dangereuse pour une homme. Pour mener à bien sa mission, elle va pouvoir compter sur Pénélope qui lui servira de guide. Mais qui sait, peut-être aura t-elle de nombreuses surprises. 


Ma note : 17/20




Qu'ai-je pensé de cette saga ?


Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous est une saga qui change par rapport aux autres ouvrages Young adult. Cette saga est futuriste, mais réaliste. On découvre un monde qui pourrait être le notre, qui est le notre. La seule chose qui change, avec notre monde, c'est le voyage dans le temps. Grâce à cette faille temporelle, Nathalie Stragier dénonce les agissements de la société. L'autrice a vraiment essayé de faire passer un message féministe. En effet, elle a créé une société sans hommes, sans patriarcat, où les femmes dominent et sont l'égal des hommes. C'est plaisant de voir des femmes fortes, qui peuvent s'en sortir toutes seules sans l'aide d'un "preux chevalier". L'environnement est également au cœur du récit. En plus de créer une société matriarcale, Nathalie Stragier fait de cette nouvelle société, un monde respectueux de l'environnement. Imaginez un monde où nous pouvons nous baigner dans la Seine, où tout le monde roule à vélo et tous les êtres humains vivent sur un même pied d'égalité. C'est le monde que nous retrouvons dans cette saga. Il est certain que cet univers semble idéaliste voire utopiste, mais est-ce vraiment le cas ? Quoiqu'il en soit, tout le monde devrait lire cette saga afin de découvrir les messages qu'elle transmet. 

Ce qui m'a un peu dérangé, c'est que les deux premiers tomes ont une trame très semblable. Ils sont construits exactement sur le même modèle et j'ai trouvé cela un peu redondant. Heureusement, le tome 3 est construit d'une autre façon, ce qui a donné un second souffle à l'histoire. 

L'univers est bien construit et exploité. L'alternance présent et futur est bien faite. A travers les yeux de Pénélope, nous voyons notre présent différemment et à travers ceux d'Andréa, nous voyons les défauts d'un futur qui se veut idéaliste. J'ai trouvé que c'était vraiment bien de confronter ces deux visions. Tous les messages évoqués plus hauts, sont transmis par des personnages très attachants. J'ai beaucoup aimé Pénélope et Andréa qui se complètent par leurs différences. Même si les personnages masculins ne sont pas spécialement mis en avant, j'ai été touchée par la sensibilité de Tiago et Antares. 


Le meilleur de la saga

Dans cette catégorie, retrouvez mes tops de la saga afin de conclure ce bilan en beauté.


Top 3 des tomes de la saga 



3- Ne retournez jamais chez une fille du passé (tome 2)

Souvent, c'est le dernier tome que j'aime le moins, mais pour le coup, même si j'ai passé un bon moment de lecture, c'est le second tome que j'ai le moins apprécié. En fait, ce deuxième tome est celui que j'ai le moins aimé parce qu'il est trop redondant par rapport au premier tome. La trame est exactement la même, avec un retournement de situation similaire, au même moment de l'intrigue. Du coup, j'ai eu un impression de déjà qui m'a lassé. Mon avis


2- Ne dites jamais jamais (tome 3)

Ce dernier tome change totalement de trame par rapport aux autres, ce qui donne vraiment un vent de fraicheur et de renouveau pour terminer la saga. J'ai adoré découvrir le monde du futur, voir comment évolue cette société de femmes et dans quel monde elles vivent. J'ai vraiment aimé ce côté là, qui a apporté ce qu'il manquait au second tome. Mon avis 


1- Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous (tome 1)

Mon tome préféré de la saga sera resté le premier. J'ai beaucoup aimé découvrir Pénélope et Andréa qui sont des héroïnes attachantes. Voir Pénélope découvrir notre monde était vraiment très drôle. Depuis, je ne vois plus les sèche-cheveux de la même façon 😅 Ce qui est intéressant, c'est que Pénélope met le doigts sur les problèmes de notre époque, ce qui permet de prendre réellement conscience de certaines choses. Mon avis



Top 3 de mes personnages préférés 



3- Antares

Et oui, même si cette saga est féministe, un garçon figure dans le top 3 de mes personnages favoris. J'ai beaucoup aimé ce jeune homme qui est dans un premier temps très mystérieux. Au fil des tomes, j'ai appris à le connaitre. Malgré un passé douloureux qui l'a rendu solitaire, il n'oublie pas d'aider son prochain, quitte à tout risquer. J'ai pris plaisir à le découvrir au fil des tomes. 


2- Pénélope

Jusqu'à présent, j'ai beaucoup parler de Pénélope et pourtant, ce n'est pas mon personnage favoris. J'ai bien aimé sa personnalité volontaire et sa force de caractère, même si parfois, j'ai eu du mal avec son côté un peu trop autoritaire. Même si elle vit une situation totalement délirante et qu'elle a peur, elle n'hésite pas à mettre ses appréhensions de côté pour sauver un monde qui n'est pas le sien. C'est ce qui fait d'elle une chic fille. 


1- Andréa

Mon personnage favoris de la saga n'est autre qu'Andréa, qui est une fille extraordinaire, parce qu'elle se bat sans relâche pour les siens et sauver un monde auquel, elle croit. Elle va prendre d'énormes risques pour ses idéaux. Au fil des pages, je l'ai vu grandir, pour devenir une jeune femme remarquable. 



Le personnage le plus touchant 


Pour moi, le personnage le plus touchant est Antares. Comme je le disais plus haut, il a un passé douloureux qui le fait souffrir en permanence. Il a vécu une enfance abominable et pourtant, il a réussi à devenir un homme bon. Son histoire restera gravée dans ma mémoire. 



La scène la plus marquante


Attention, ne lisez pas ce qui suit, si vous n'avez pas terminé le tome 2 ! 


La scène la plus marquante pour moi, est le départ de Pierrick pour le futur à la recherche de Pénélope. J'ai trouvé cette scène vraiment forte parce qu'elle montre le pouvoir de l'amour. Elle montre à quel point de sentiment peut nous faire, faire des choses incroyables. Au final, cette scène était surprenante et déchirante. 



"J'ai découvert que la peur se surmonte, que l'étranger n'est pas un ennemi, que la dissemblance est une richesse." Pénélope


Ma note moyenne : 17,5/20 


Mes avis sur l'univers 
(cliquez sur les images)


http://twogirlsandbooks.blogspot.fr/2017/02/ne-ramenez-jamais-une-fille-du-futur.html  http://twogirlsandbooks.blogspot.fr/2017/06/ne-ramenez-jamais-une-fille-du-futur.html